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Enquête de notoriété sur les Fonds Européens en Ile-de-France

Contexte et objectifs de l’étude

 

L’enquête de notoriété sur les fonds européens commanditée par la Préfecture de la région d’Ile-de-France s’inscrit dans le cadre des politiques européennes de cohésion économique et sociale et de développement rural.

Celles-ci ont pour objectif de réduire les disparités entre les régions au sein de l’Europe et sont alimentées par trois fonds :

  • Le Fonds Social Européen (FSE)
  • Le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER)
  • Le Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (FEADER).

700 millions d’euros de subventions européennes sont allouées à la région Ile-de-France pour la période 2007-2013 afin de cofinancer des projets de développement au niveau régional. Dans ce contexte, le rôle de la Préfecture est de gérer ces programmes européens pour la région et de promouvoir l’action de l’Union Européenne auprès de différents publics.

En vue de l’élaboration prochaine d’un plan de communication régional inter fonds, la préfecture a souhaité mettre en place une étude de notoriété sur les fonds européens auprès du grand public et des bénéficiaires potentiels de ces aides en Ile-de-France.

Les objectifs de cette étude sont doubles :

  •  dresser un état des lieux du niveau de connaissance des fonds européens par les deux cibles (grand public et bénéficiaires potentiels) en début de programmation, c’est-à-dire à point zéro. Le dispositif sera reconduit en 2011 et en 2014 afin de mesurer l’évolution du niveau de connaissance du sujet dans le temps.
  • apporter des éléments concrets facilitant l’orientation du plan de communication (nature des cibles et messages prioritaires à diffuser)

 


Méthodologie 

 

Cette enquête quantitative a été réalisée et conçue méthodologiquement par l’institut LH2 en collaboration avec la Préfecture de la région d’Ile-de-France.

L’enquête a consisté en l’interrogation parallèle du grand public francilien et de bénéficiaires potentiels des aides européennes de la région sur la base d’un questionnaire commun dans sa grande partie.

  • Volet grand public

 

Echantillon

Echantillon de 1005 personnes, représentatif de la population francilienne de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, profession du chef de famille et département de résidence selon les dernières données INSEE.

Mode de recueil

Interviews réalisées par téléphone au domicile des personnes interrogées

Date de réalisation 

16 au 18 mars 2009

  • Volet bénéficiaires potentiels des aides européennes

Echantillon

Echantillon de 500 professionnels, représentatif des bénéficiaires potentiels des fonds européens en Ile-de-France :

· 243 entreprises

· 103 associations

· 104 structures agricoles

· 30 collectivités locales (départements, intercommunalités, communes)

· La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : type de structure, département ainsi que taille et secteur (filière prioritaire ou non prioritaire FEDER) pour les entreprises.

A l’intérieur de cet échantillon, le poids de chaque type de structure a été raisonné pour disposer d’un nombre suffisant d’interviews par catégorie. Chaque catégorie a ensuite été ramenée à son poids réel dans la population des bénéficiaires potentiels lors du traitement informatique des résultats. Les résultats des collectivités locales et des autres structures sont néanmoins à interpréter avec précaution en raison de la faiblesse des effectifs.

 

Mode de recueil

Interviews réalisées par téléphone sur le lieu de travail des personnes interrogées. Le questionnaire n’a été transmis qu’à des professionnels occupant des fonctions de direction ou en lien avec les questions européennes (dirigeant ou directeur administratif et financier d’entreprise, président ou trésorier d’association, maire ou adjoint au maire, chargé de mission Europe ou de relations internationales, etc.).

 

Date de réalisation 

4 au 18 mars 2009

 

 

20 « autres structures » (établissements publics, pôles de compétitivité, universités, centres de recherche, centres d’enseignement et de formation, groupements d’intérêt public)


Le rapport des franciliens à l’Europe : entre attachement et sous-information

Un sentiment d’appartenance à l’Europe et un niveau d’intérêt pour les questions européennes manifestes

Premier enseignement de l’enquête, le sentiment d’appartenance à l’Europe apparaît particulièrement marqué au sein de la population francilienne : respectivement 81% du grand public et 84% des bénéficiaires potentiels déclarent « se sentir européens », un niveau d’autant plus soutenu qu’il est largement composé de réponses « oui tout à fait » (39% pour le grand public et 55% pour les bénéficiaires potentiels) et qu’il s’avère relativement homogène par catégories de populations.

 

Les Franciliens sont également assez nombreux à se dire «intéressés par les questions européennes »

Le niveau d’intérêt est particulièrement marqué chez les cadres, les diplômés de l’enseignement supérieur (et par ce biais les habitants de Paris puisque le niveau de diplôme y est plus élevé que dans les autres départements d’Ile-de-France) versus les employés, ouvriers et personnes dont le niveau de diplôme est inférieur au bac, un décalage socioculturel observé de manière classique dans les études d’opinion ayant trait à l’Europe.

Du côté des bénéficiaires potentiels, le niveau d’intérêt pour les questions européennes est très marqué chez les interlocuteurs travaillant dans des associations, des collectivités locales et des structures agricoles à la différence des professionnels des entreprises de moins de 10 salariés.

 

(66% du grand public, 68% des bénéficiaires potentiels) mais ce sujet se révèle plus clivant selon les populations :

 

Un déficit d’information qui rend l’entité européenne abstraite et opaque

Malgré cet attachement et cet intérêt sensible pour l’Europe, la relation des Franciliens à l’Union Européenne reste caractérisée par une certaine distance, liée à un déficit de connaissance qui la rend relativement opaque aux yeux des personnes interrogées comme le montrent les résultats de l’enquête en termes d’information.

Ainsi, de manière symbolique mais révélatrice, seulement 54% du grand public et 47% des bénéficiaires potentiels ont « entendu parler de la Journée de l’Europe », alors que celle-ci existe depuis 1985 et qu’elle fait l’objet de diverses commémorations chaque année dans les différents pays membres. Logiquement, la notoriété de cet évènement est plus élevée chez les personnes se déclarant très intéressées par les questions européennes.

Au-delà du symbole et lorsqu’on appréhende de manière plus précise les rouages institutionnels de l’Union Européenne, les Franciliens – grand public comme professionnels - s’estiment sous informés, qu’il s’agisse de son fonctionnement ou de ses domaines d’intervention, thématiques sur lesquelles environ 1/3 seulement des répondants des deux cibles se déclarent informées dont moins de 5% de « très bien informés ».

Le degré de connaissance des aides financières en provenance de l’Europe est encore plus limité : respectivement 19% du grand public et 17% des bénéficiaires potentiels se déclarent informés sur cet aspect.

 

Ces résultats en termes d’information ne sont néanmoins pas spécifiques à la population d’Ile-de-France et témoignent d’un déficit général de proximité entre l’Union Européenne et ses concitoyens. Le faible degré de connaissance observé sur ces trois aspects est amplifié par le fait qu’on se situe sur des sujets bureaucratiques et assez techniques, qui peuvent paraître particulièrement complexes aux yeux des citoyens.

 

 


Une connaissance approximative des Fonds Européens

 

L’intervention financière de l’Union Européenne dans les pays membres est reconnue mais ses contours sont flous

Dans un contexte où les Franciliens s’estiment largement mal informés du fonctionnement et de l’intervention de l’Union Européenne, qu’en est-il plus précisément de leur connaissance des fonds européens ?

Lorsqu’on demande aux Franciliens s’ils ont déjà entendu parler des fonds européens, 71% du grand public et 76% des bénéficiaires potentiels répondent par l’affirmative (28% et 24% n’en ayant jamais entendu parler), ce qui tend à montrer que le fait que l’Europe subventionne un certain nombre de projets dans les pays membres est relativement intégré dans les esprits.

Néanmoins, ce résultat est à nuancer puisqu’en réalité, la plupart des personnes ayant entendu parler des fonds ne « savent pas réellement de quoi il s’agit ». Seuls environ ¼ des répondants des deux cibles « en ont entendu parler et savent de quoi il s’agit », preuve que la connaissance sur le sujet reste partielle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Une connaissance des Fonds Européens variable selon les publics

 

Loin d’être homogène, la notoriété et le degré de connaissance des fonds européens s’avère fortement déterminé par le profil sociodémographique des personnes interrogées au sein de la cible grand public :

· Il faut tout d’abord souligner l’impact de l’âge : ainsi, 74% des répondants de 60 ans et plus ont entendu parler des fonds contre 63% des 18-24 ans

· L’effet diplôme est encore plus significatif : 84% des personnes détenant à minima un bac+3 ont entendu parler des fonds contre 55% des personnes ne détenant pas le baccalauréat.

· A noter que l’influence du diplôme transparaît également indirectement à travers la catégorie socioprofessionnelle (cadres versus employés et ouvriers) et à travers le département de résidence (les personnes résidant à Paris ayant des meilleurs résultats que les personnes résidant dans les autres départements d’Ile-de-France)

 

 

 

En ce qui concerne la cible des bénéficiaires potentiels, les résultats s’avèrent là aussi variables, notamment selon le type de structure :

· D’un côté, les interlocuteurs de collectivités locales s’avèrent les mieux informés puisque tous ont entendu parler des fonds et 53% savent de quoi il s’agit. Les autres structures obtiennent également de bons résultats.

· De l’autre, les professionnels des entreprises se montrent sous-informés : 29% d’entre eux n’ont jamais entendu parler des aides européennes. A noter que le degré de connaissance des fonds reste limité quel que soit le secteur et la taille de l’entreprise.

· Les structures parisiennes présentent également de meilleurs résultats que celles des autres départements.

 

Entre ces deux extrêmes, les représentants des associations et des structures agricoles ont très majoritairement entendu parler des fonds sans pour autant les connaître de manière précise.

 

 

 

 

 

La notoriété détaillée fonds par fonds apparaît très limitée

Au-delà de la notoriété globale des fonds européens, les répondants à l’enquête ont été amenés à se prononcer sur leur degré de connaissance de chacun d’entre eux, à savoir le FSE, le FEDER et le FEADER.

Des résultats il ressort des taux de notoriété assez faibles : chaque fond pris indépendamment est connu par au plus 1/3 des répondants des deux cibles, davantage pour le FSE que pour les deux autres fonds. Les résultats sont néanmoins plus élevés, et cela logiquement, chez les Franciliens se déclarant très intéressés par les questions européennes et bien informés sur les aides européennes. Par ailleurs, environ la moitié des personnes interrogées connaissent au moins un fond.

 

 

 

 

 

Cette méconnaissance relative mais généralisée aux trois fonds devra être prise en compte lors de l’élaboration du plan de communication : en effet elle incite à une communication globale couvrant tous les fonds, davantage qu’à une communication ciblée sur un fond en particulier. Cette homogénéité de résultats pose également question au regard de l’étendue des cibles visées : le FSE et le FEDER obtiennent des scores comparables au FEADER alors même que leurs cibles sont plus nombreuses et moins restrictives.

Autre point à souligner : les scores sont quasi-identiques entre grand public et bénéficiaires potentiels, et cela de manière récurrente dans les résultats de l’enquête. On peut expliquer ce phénomène par le fait que la communication ait été encore faible jusqu’à présent à destination spécifique des professionnels, d’où finalement des perceptions peu différentes de ces derniers par rapport à celles du grand public.

 

 

 

 

Les résultats par catégories de population confirment les tendances observées plus haut : les Parisiens, cadres, détenteurs d’un bac+3 ou plus connaissent systématiquement mieux les fonds que la moyenne du grand public. A l’inverse, les ouvriers et personnes ne disposant pas du baccalauréat présentent des résultats en retrait, quel que soit le fond.

On notera également l’absence de corrélation entre la notoriété des fonds et le fait qu’ils aient déjà été utilisés dans le département : les fonds ne sont pas mieux connus dans les départements bénéficiaires (ex : Seine Saint Denis, Hauts-de-Seine, etc.) que dans les départements non destinataires jusqu’à présent (Essonne, Val de Marne, etc.). Ainsi, même au niveau départemental, la communication sur les projets financés par les fonds européens ne semble pas avoir été suffisamment importante pour avoir un impact sur les habitants.