Des 1946, l’organisation des nations unies (ONU) a intégré la notion d’égalité dans le processus de coopération internationale, avec la création de la Commission de la condition de la femme. Cette commission est un organe du Conseil économique et social des Nation unies. (www.un.org/french/events/beijing10/background.htm).
Une Convention pour l'élimination de toutes les discriminations à l'égard des femmes (http://www.un.org/womenwatch/daw/cedaw/text/fconvention.htm) a été adoptée en 1979 par l'Assemblée Générale des Nations Unies.
Par la suite, les décisions prises lors des conférences mondiales pour faire reconnaître les droits de toutes les femmes ont constitué des lignes directrices pour l’action des États.
A partir de 1975, des conférences
(http://www.un.org/french/womenwatch/followup/beijing5/session/fond.html) ont été organisées au niveau international :
L’égalité entre les femmes et les hommes est un principe fondamental de la construction communautaire et du modèle social européen.
L'Union Européenne a fait du principe d'égalité des chances femmes/hommes l'une de ses grandes priorités.
Le principe est abordé dès le Traité de Rome (http://eur-lex.europa.eu/fr/treaties/dat/11957E/tif/11957E.html) en 1957, mais sous l'angle de l'égalité de rémunération en disposant dans l'article 119 que « Chaque État membre assure, au cours de la première étape et maintient par la suite, l'application du principe de l'égalité des rémunérations entre les travailleurs masculins et les travailleurs féminins pour un même travail ».
Grâce au Traité d'Amsterdam(http://eurlex.europa.eu/fr/treaties/dat/11997D/htm/11997D. html) en 1997, une nouvelle base juridique a été introduite pour les mesures concernant l'égalité des chances et de traitement des femmes et des hommes au travail. Ce principe devient alors un droit fondamental au sein de l'Union Européenne.
Par la suite, ce principe va être approfondi et renforcé par l'adoption de diverses mesures :
Le préambule de la constitution de 1946 énonce dans son article 3 : « la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme ».
Au plan national, la France a renforcé son dispositif juridique en matière d'égalité des chances femmes/hommes par l'adoption de plusieurs textes et mesures :
La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales ».
- l'obligation, pour le chef d'entreprise, de soumettre au comité d'entreprise, un rapport écrit sur la situation comparée des conditions générales d'emploi et de formation des femmes et des hommes dans l'entreprise ;
- une obligation annuelle de négocier sur la suppression des écarts de rémunération ;
- une aide financière de l'État en faveur de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (voir la rubrique Dispositifs au service de l'égalité des chances femmes/hommes) ;
- une amélioration du droit à la « parentalité » ;
- une meilleure intégration de la problématique de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au sein des institutions jouant un rôle important en la matière ;
-La convention du 29 juin 2006 promeut l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif (convention interministérielle pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif du 29 juin 2006) ;


