L'Europe s'engage en Ile-de-France

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Statistiques

    Statistiques régionales de la situation des inégalités femmes/hommes

     

     

    Selon la dernière enquête Emploi du Temps de l’INSEE de 1999, on enregistrait un partage des temps de vie inégal entre les femmes et les hommes : en moyenne, les femmes consacraient 5h01 à leur vie professionnelle contre 6h22 pour les hommes. Toujours durant la même année, le femmes consacraient 3h48 en moyenne par jour de leur temps aux tâches domestiques (y compris les soins aux enfants et aux adultes) contre 1h59 pour les hommes.

     

    Les femmes représentent 53% de l’électorat en France. La représentation des femmes parmi les élus varie fortement selon le scrutin. Selon l’observatoire de la Parité, au 18/06/2007, au niveau de l’Ile de France, la part des femmes sénatrices est de 34%, celle des femmes députées de 18,20% et 48,30 % des conseillers régionaux sont des femmes : l’objectif de parité a été pratiquement atteint. Dans les conseils généraux elles ne sont que 20,31% et 41,30% dans les conseils municipaux.

     

     

    En matière d'éducation

     

    Bien que les filles réussissent mieux que les garçons à l’école (le taux de réussite au bac en 2007 est de 84,6% pour les filles contre 82,1% pour les garçons, elles demeurent peu présentes dans les filières les plus porteuses d’emploi.

     

    En Ile de France, à l’université les filles représentent 60% des effectifs (années 2005 -2006) et sont particulièrement présentes en lettres et langues (79%) et en sciences humaines et sociales (71%). En sciences et technologiques, elles ne représentent que 37% des inscrits.

    En 2006-2007 les garçons représentent près de 2/3 des effectifs dans les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques(CPGE) contre seulement 1/3 pour les filles. Les franciliennes ne forment que 17% des effectifs des 1ères années des IUT et BTS du secteur industriel. La part des filles parmi les apprentis n’est que de 37%, elles sont majoritaires dans les métiers du secteur tertiaire : 58% contre 9% dans la production.

     

    Au plan national, la part des filles dans l'enseignement agricole est de 49,8 % (année 2006), en progression depuis une quinzaine d'années. Des différences existent suivant les filières de formation: les filles sont plutôt majoritaires dans les filières services et les garçons sont majoritaires dans les filières de l'aménagement et de la production.


    En Ile-de-France, les filles représentent seulement 38% des effectifs de l'enseignement agricole, en progression lente. (source: PREA 2007-2012).

     

     

     

     

    En matière d'emploi


    L’ile de France est la région ou le taux d’activité des femmes est plus élevé que celui des autres régions : 67% contre 65% en 2006 du fait du poids de l’’emploi tertiaire (83 % de l’emploi francilien relève des activités de service).

     

    Pourtant la liste des inégalités demeure en terme de chômage, de ségrégation professionnelle : 50% de l'activité féminine est fortement regroupée dans un nombre restreint d'activités (dans11 des 86 familles professionnelles), de salaire (21% en moyenne d’écarts) et de temps de travail.

     

    Tous secteurs confondus les femmes salariées sont plus nombreuses que les hommes à occuper des emplois à temps partiel (22%des femmes actives contre 5,4% pour les hommes).

     

    En 2000, les femmes à la tête d'une exploitation agricole étaient plus âgées que les hommes : plus de la moitié ont en effet dépassé 54 ans et 27% d'entre elles ont 65 ans et plus. Elles succèdent souvent temporairement à leur conjoint, déjà retraité, afin d'accumuler des annuités pour leur propre retraite. Seulement 14% des femmes agricultrices ont moins de 40 ans.

     

    Pour le travail de la terre, les salariés hommes sont les plus nombreux (9 236 en 2000) mais la présence des femmes n'est pas négligeable (5 252). Elles représentent près de 43% des effectifs en arboriculture, en horticulture et en maraîchage. Elles y trouvent souvent un revenu d'appoint pour le ménage. Elles sont moins nombreuses (24%) en culture et en élevage non spécialisés, où les travaux saisonniers sont plutôt réalisés par les hommes (source: Atlas rural et agricole de l'Ile-de-France, DRIAF, IAURIF, 2004).