Joli Mois de l’Europe – Une auto-école « sociale » pour retrouver la route de l’emploi

Publié le Vendredi 21 mai 2021, Mis à jour le 23/12/2025.

Image mettant en avant le Joli Mois de l'Europe en Île-de-France
Le Joli Mois de l’Europe est une initiative qui célèbre l’Europe chaque année en mai à travers des événements culturels, éducatifs et citoyens.

Solidarité

L’association Aiguillage et la plateforme Mobilité

L’association Aiguillage, basée à Plessis-Bouchard, comporte une équipe d’éducateurs spécialisés qui vont à la rencontre des jeunes entre 11 et 25 ans sur leurs lieux de vie dans des communes du Val-d’Oise, pour les accompagner notamment dans leur insertion sociale et professionnelle.

En 2016, l’association a décidé de créer une auto-école associative, destinée aux personnes en situation de précarité, pour répondre aux difficultés de l’obtention du permis de conduire de certains publics, soit pour des raisons financières, mais le plus souvent pour des raisons cognitives. Avec le soutien du Département du Val d’Oise, via notamment le financement du fonds social européen, la plateforme Mobilité propose trois outils principaux : une auto-école, un centre de formation et l’expertise de deux conseillères mobilité.

Toutes les personnes accompagnées sont prescrites par un partenaire en amont, qui aura évalué la situation et le besoin, et bénéficient ensuite d’un diagnostic et d’un accompagnement adapté.

Le Fonds Social Européen s’engage en Île-de-France

Nathalie LIENARD, Directrice de l'association « Aiguillage » : « Je suis la directrice de l'association Aiguillage, association qui entre autres outils porte une plateforme de mobilité et une auto-école associative. Ce sont des outils qui ont été créés assez récemment, puisqu'en 2016, et l'objectif de ces deux outils est d'accompagner tous les publics en situation de précarité vers une mobilité autonome. Cet outil est financé par le Fonds social européen, le Conseil départemental, la préfecture du Val d'Oise et multiples autres partenaires dont le PCI Val Parisis. »

Pauline GUILLEUX, Coordinatrice de la plateforme de mobilité : « L'avantage de notre auto-école c'est qu'on propose les mêmes services qu'une auto-école classique, à savoir la formation du code, du permis, avec des enseignants, des véhicules, ect. On va pouvoir proposer des tarifs avantageux, du coup on peut rapidement avoir beaucoup de demandes. À ce jour, on a accueilli un peu plus de 150 jeunes, donc on doit fonctionner par fiche de prescription. On fait aussi des entretiens pour mesurer la motivation, le projet professionnel. Est-ce que ça va permettre de leur trouver un emploi ou pas ; Qu’est-ce qu'on va devoir mettre en œuvre pour y arriver ? ect. »

Manon, en recherche d’emploi : « J'ai rencontré l'auto-école grâce au Pôle emploi. Vu que personnellement je ne prends pas les transports, j'avais besoin du permis obligatoirement. Ils n’étaient pas très loin de chez moi et grâce à eux j’ai eu mon code et permis, en à peu près moins d'un an. »

Nathalie LIENARD : « L'originalité on va dire de l'auto-école associative, c'est d'avoir développé des outils et une pédagogie spécifique qui permet à des personnes loin des enseignements, avec des problèmes cognitifs, des phobies particulières, d'accéder aux permis de conduire. Notre philosophie c'est de dire qu'à partir du moment où on détecte une problématique spécifique, on essaie de mettre en face un outil pour aider les bénéficiaires. »

Accompagner les jeunes en situation de précarité vers l’emploi

Dans le cadre du financement du FSE, la plateforme est essentiellement destinée aux jeunes entre 18 et 25 ans, dans une visée d’insertion sociale et professionnelle, pour leur permettre d’acquérir une mobilité autonome pour trouve un emploi.

Depuis le début de l’opération (2018-2020), plus de 150 jeunes ont été accueillis. La subvention FSE allouée au projet était de 227 530 €, pour un coût total de 517 118 €.