Audrey LINKENHELD, 1ʳᵉ adjointe au maire de la ville de Lille : « Notre projet vise à faire face au manque de logements abordables en Europe. Je pense que personne ne peut nier qu’il y a une crise du logement en France, mais aussi, de manière générale, en Europe. Les prix de l’immobilier augmentent beaucoup plus vite que les salaires, ce qui fait que de nombreuses familles se trouvent en fait exclues des villes, et cela accroît l’étalement urbain tout en ayant des impacts négatifs sur l’environnement. Nous voulons que les gens aient la possibilité de vivre dans toutes les villes, même dans les plus grandes et les plus chères, non seulement dans le logement social mais aussi en ayant accès à la propriété dans ces grandes villes coûteuses.
Nous avons créé un nouvel outil, assez simple : il consiste à séparer la propriété du terrain de la propriété du bâtiment, ou des murs. Nous permettons aux familles d’acheter les murs de leur maison et non le terrain. 89 familles ont acheté un logement abordable à Londres, à Bruxelles, à Gand et bien sûr à Lille, qui sont les quatre villes pilotes de ce projet européen. »
Geert De Pauw, Coordinateur du Community Land Trust de Bruxelles : « La communauté, bien sûr, est l’un des éléments clés du modèle Community Land Trust. Tous les résidents et futurs résidents sont membres de notre association et sont représentés au conseil d’administration, avec les personnes représentant le quartier et la société civile, ainsi que celles représentant le gouvernement régional. Le réseau qui se développe à partir de cela, les personnes travaillant sur le Community Land Trust en Europe, commencent à se connaître, il y a beaucoup d’échanges. Nous savons qui contacter si nous avons besoin d’informations sur la manière dont c’est fait ailleurs. Ces aspects sont vraiment essentiels pour nous aider à construire ce mouvement, cette nouvelle façon de développer des logements abordables par et pour la communauté. »