Jardin de Cocagne : un chantier d’insertion au château de la Roche-Guyon

Publié le Vendredi 13 mai 2022, Mis à jour le 21/01/2026.

Photo d'un participant récolte des aubergines.
Les participants au chantier d’insertion « Jardin de Cocagne - ACR Potager Verger au château de la Roche-Guyon » sont formés au maraîchage

Insertion

Depuis 2009, l’ACR (AGIR COMBATTRE REUNIR), de l’union d’association EQUALIS, gère le chantier d’insertion « Jardin de Cocagne - ACR Potager Verger au château de la Roche-Guyon ». Ce dispositif s’adresse aux Val-d’Oisiens en situation d’exclusion (bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active, chômeurs de longue durée, jeunes, travailleurs handicapés) et en priorité aux résidents de Magny-en-Vexin et de l’agglomération de Cergy-Pontoise.

L’objectif est de permettre à chaque participant, recruté en contrat à durée déterminée d'insertion (CDDI) pour 4 mois renouvelables, de mieux se connaître, mieux appréhender ses mécanismes d’apprentissage, ses atouts et ses limites pour construire un parcours professionnel adapté à sa situation et au bassin d’emploi local.

Les activités réalisées sur ce chantier (production de légumes et vente directe sur le potager, aménagement paysager, ...) sont transposables à d’autres secteurs et permettent de former certains salariés aux métiers de la vente, de la logistique et de la grande distribution. L’ACR cherche également à lever les freins à l’emploi à travers un parcours de formation internalisée (techniques de recherche d’emploi, linguistique, savoirs de base, informatique).

Claire LEONCE, Directrice activités bio et espaces verts : « Nous sommes sur le site de Conflans-Sainte-Honorine. Nous accompagnons des personnes en difficulté sur le territoire d’Île-de-France depuis 1998, sur différents supports d’insertion par l’activité économique.
Sur le chantier d’insertion en maraîchage biologique, les salariés prennent part à toutes les chaînes de production, ça part du semis à la récolte, jusqu’à la livraison des paniers pour nos adhérents. »

Coralie BEL, Responsable d'activités : « En parallèle des activités quotidiennes, les salariés en insertion participent à des formations techniques auprès des encadrants techniques sur le terrain, et à des formations en salle avec les CIP et les formateurs pour suivre des formations autour des savoirs de base, de la linguistique et de l’informatique, et aussi tout ce qui est technique recherche d’emploi. »

GézimMULA, Encadrant technique : « Je n’avais pas de logement, j’étais avec ma famille, et après j’ai fini ma formation en neuf mois. Je suis formé dans ce jardin, et à partir de 2017, je suis devenu encadrant technique. Je suis là pour aider maintenant les autres qui sont dans des situations comme moi. »

Franck PECO, Coordinateur technique : « Nous accueillons sur le jardin des personnes qui sont éloignées de l’emploi, qui sont en transition, et ce chantier maraîchage pour moi c’est un support qui est assez exceptionnel. C’est vraiment un travail collectif, c’est très fort ce qui se passe sur certains chantiers en tout cas. »

Rachid OUARTI, Directeur du pôle IAEF (Insertion par l'Activité Économique et la Formation) : « Cette production maraîchère permet justement d’embaucher environ une cinquantaine, voire soixante salariés par an.
C’est un site qui fait environ cinq hectares. Nous avons la chance aussi d’avoir un autre lieu, le château de La Roche-Guyon, avec une autre approche. »

Claire LEONCE : « Nous sommes ici sur l’un des chantiers d’insertion de l’association Equalis. L’objectif du chantier, c’est d’accompagner les salariés au quotidien et de les former à l’aménagement paysager et à la production de fruits et légumes.
Notre équipe permanente travaille au quotidien avec les jardiniers du potager fruitier du château de La Roche-Guyon. Ça permet une réelle collaboration au quotidien et de développer les compétences de nos salariés sur le chantier. »

Bénéficiaire d’un projet social : « C’est ce qui me manquait dans ma vie en fait, un retour à la source, à la nature. Par rapport à mon projet, je retrouve des bases ici. De pouvoir créer mon projet professionnel, vraiment de créer un jardin pédagogique comme en Guadeloupe. »

Claire LEONCE : « Nous travaillons en collaboration avec le soutien de la DIRECCTE du département, de partenaires locaux, du PLIE et également du Fonds social européen. Ce soutien nous permet d’optimiser l’accompagnement et ainsi garantir des sorties vers l’emploi pour nos salariés. »

Du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2020, le chantier a bénéficié d’une subvention du Fonds Social Européen (FSE) par l’intermédiaire de l’ l’Association de gestion des fonds européens du Val d’Oise (AGFE95). Ainsi, 44 personnes ont pu reprendre une activité professionnelle et bénéficier d’un accompagnement socio-professionnel.