Nicolas PHILIPPON, Agriculteur, céréalier à Magny-en-Vexin (Val-d’Oise) : « Nous sommes sur une exploitation agricole à Magny-en-Vexin, dans le Val-d'Oise, une belle ferme céréalière du Vexin. Nous sommes toujours sur plusieurs cultures telles que des céréales, des betteraves, du colza, du maïs… Nous nous sommes diversifiés.
En 2016, on a eu l'autorisation de planter des vignes, chose qu'on ne pouvait pas avant. L'idée a germé et nous nous sommes lancés dans cette diversification. »
Ulysse PHILIPPON, Agriculteur, nouveau viticulteur, Domaine entre deux grains à Magny-en-Vexin (Val-d’Oise) : « J'ai repris l'exploitation l'année dernière. Ça fait cinq ans que je travaille sur l'exploitation avec mon père. On s'est vite rendu compte que la filière viticole nous plaisait, qu'on avait des sous-sols qui étaient compatibles avec ça.
Et donc on a envisagé de planter de la vigne. On a planté cinq hectares avec quatre cépages différents, uniquement en blanc, et on va de la production de la vigne jusqu'à la production du vin.
L'idée initiale de la diversification, c'était surtout de trouver aujourd'hui une culture sur laquelle on avait la mainmise de la production jusqu'à la vente et donc de gérer nos coûts en conséquence.
Financièrement, c'est beaucoup plus stable que des cultures où l’on sait que selon les années, on peut gagner ou perdre de l'argent. Avoir des vignes à côté, ça nous permet peut-être des mauvaises années en céréales, d'avoir des meilleures années en vigne, donc de stabiliser un peu l’exploitation comme ça.
L’impact sur le territoire avec le projet viticole, c’est une nouvelle filière qui redémarre. On a des produits qui vont arriver, qui sont locaux, qui répondent on espère à la demande des clients.
Le cofinancement de l'Union européenne aujourd'hui nous a permis de planter notamment les vignes. On a été subventionnés sur les plants, mais aussi de clôturer les parcelles pour pas être embêtés par le gibier, ou monter le chai, où on fait toute la transformation et la vinification des raisins jusqu'au vin, avec de l'achat notamment de cuves, du pressoir, du tapis pour monter le raisin dans le pressoir… On va toucher aux alentours de 70 000€ d'aides. Aujourd'hui s’il n’y avait pas eu cette aide-là, on serait peut-être partis sur un projet un petit peu plus petit, parce qu'on n'était pas capable de financer tout ça sans aide. Moi, ça m’enlève une grosse épine du pied aussi de savoir qu’on est aidés derrière.
Aujourd'hui, les perspectives de développement pour l'exploitation, ça va sûrement être de continuer sur ce projet de diversification. Pourquoi pas replanter de la vigne ? Aujourd'hui, on est sur la quatrième feuille, sur la deuxième vendange et donc on sort les premières bouteilles de 2024 maintenant. Et il est super bon ! »